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Cette
fabrique fut créée par la direction de la faïencerie de Nimy située
près de Mons dans le Hainaut Belge et qui existait depuis 1789.
Cette nouvelle implantation avait pour but d'éviter les charges dues
à l'exportation de la Belgique vers la France ainsi que vers les
autres pays du monde car les charges d’exportation en France étaient
plus faibles qu’en Belgique. Elle est alors construite sur une
propriété appartenant à Joseph Clerquin sur une superficie de
+-13000 m2. Cette propriété ne cessera de grandir pour
être en 1938 en fin d'exploitation de +-64000 m2 et
emploiera à ce moment de 450 à 500 ouvrières et ouvriers.
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Isidore
Paulus,fils du directeur de la Faïencerie de Nimy et peintre sur
faïence, en fut le premier directeur de 1821 à 1827.
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Le 18 Août
1827 Alexandre Giraud achète la faïencerie d’Onnaing. Il la dirige
en compagnie de Charles Giraud.
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Le 27 Avril
1858 Jean Baptiste- Mouzin, (Directeur de la manufacture de
Tournai), son frère Jean Pierre Mouzin (ex-directeur de La Louvière
et directeur de la Faïencerie de Nimy depuis 1851) et Théophile
Lecat (associé des Mouzin à la Faïencerie de Nimy) rachètent la
Faïencerie d’Onnaing à Alexandre Giraud et constituent une société
en nom collectif « La
Société Mouzin Frères et Cie »
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Les
directeurs en furent :
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1858 à 1870 Jean Baptiste Mouzin qui quitte Tournai pour
diriger Onnaing |
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1870 à 1884 Jean Geschwind-Mouzin gendre de Jean Baptiste
Mouzin |
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1884, Auguste Mouzin, deuxième fils de Jean Pierre Mouzin
qui deviendra
ensuite directeur de la Faïencerie de Wasmuël
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1884 à 1886 Eugène Meyer-Mouzin (le gendre d’Auguste Mouzin)
qui deviendra
également à la mort d’Auguste Mouzin directeur de la
faïencerie de Wasmuël |
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1886 à 1893 Édouard Mouzin, frère cadet d'Auguste Mouzin.
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Le 14 Mars
1894 « La Société Mouzin Frères et Cie » est transformée en
« Société
Anonyme de la Faïencerie d'Onnaing ».
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Les
directeurs en furent :
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1893 à 1900, Adolphe Lecat, descendant de Théophile Lecat
(associé des Mouzin à la Faïencerie de Nimy)
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1900 à 1919, Eugène Hans-Mouzin, beau-fils d'Auguste Mouzin
puis d'Édouard Mouzin par son second mariage
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1919 à 1938, Charles Mouzin, fils d'Édouard Mouzin.
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Ces
deux dernières périodes connurent les directeurs techniques
suivants: |
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1900 à 1927, Paul Battair, ingénieur chimiste originaire de
Nimy |
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1927 à 1938, Édouard Hans, fils d'Eugène Mouzin et
petit-fils d'Édouard Mouzin.
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Après la
destruction allemande en 1918, la fabrication reprendra le 17 Mai
1921, pour cesser le 8 Février 1938. La société entre alors en
liquidation le 17 Août 1939, jusqu'à la fin de l'année 1947, sous la
responsabilité de Édouard Hans.
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La
Faïencerie d’Onnaing, vers la fin du 19éme siècle, connaît un essor
grandissant grâce au transport ferroviaire facilitant l'apport des
matières premières. A cette époque les modeleurs, qui sont de
véritables artistes ayant été formés aux écoles académiques de
Valenciennes créent des modèles de pichets représentant des hommes
politiques tels que
Déroulède,
Poincaré,…
mais également des personnages connus comme
l'Alsacienne,
Francisco Ferrer (instituteur fusillé en Espagne), Marianne, Jeanne
d’Arc,…
des pichets symbole féministe
La Jupe
Culotte
ainsi que des
modèles de fantaisie tels que
le poisson, le
moine, le canard, le cochon Maître d'hôtel,...
Les pichets floraux ne sont pas en reste , ils sont même à mon avis
de réalisation plus complète et harmonieuse comme le pichet
Tango, Mille
Fleurs, Chrysanthème, Cyclamen, Giroflées, Capucines, Iris,
Oeillet,…Les
pièces en barbotine plaisent au grand public ce qui permet une
production considérable afin de satisfaire la clientèle locale mais
aussi étrangère. La production en barbotine est de plus en plus
diversifiée les créations de vases, jardinières, cache-pots,
canettes, pichets de forme, tirelires, services de fumeurs,
cendriers, centres de tables, colonnes, bouquetières sont très
nombreuses. Chaque année, 5 nouveaux modèles de pichets sont
créés.
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Malheureusement en 1914 la première guerre mondiale se déclare. E
fin 1918 la reprise de l'activité de la Faïencerie d’Onnaing sera
bien difficile car la folie de ces moments a saccagé tout
l'équipement de la Faïencerie (Moules, mélangeurs, broyeurs,
malaxeurs, filtres, chaudières, etc.). Malgré des efforts
surhumains, de la bonne volonté et de l'énergie à maintenir la
production, celle-ci s'arrête le 8 février 1938.
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